( 19 octobre, 2016 )

À Mlle Delyju

Du haut de ma page, à  12h 05

À: Mlle Delyju

Ô Candide Lunie
Ombre salutaire de mes nuits fiévreuses
Souffre que je te réincarne
L’eau ruisselante de mon amour poétique
Dans les biceps
De mes phrases éclopées
Mes phrases de poète dénudé
Car dans le sceau de ton coeur d’oiselets
Mes mots ont tous
Une menstruation fleuviale

Mes poèmes sont trempés jusqu’aux os
Des gouttelettes indécises
Bavent ça et là
Sur mes cicatrices accidentelles
Des temps aléatoires
Viennent sans sabot
Cueillir des baisers manqués
Sur tes lèvres de cerise
Afin d’inhiber l’âcreté des heures pourries

Ô mais si l’amour était un membre
Un membre de mon corps de vide fugace
Je me l’amputerais
Dès ma période pubertaire
Mais d’un simple regard
Tu m’as appris que la tempête
Vient parfois
Chassant les mauvais airs à l’errance libre
Pour la santé du soleil

Mais ton regard est encore coincé
Coincé dans les échancrures
De mes syllabes approstophabes
Ô les heures sont vidées
Et je ne boirais ni de liqueur
Ni d’assossi pour l’accouchement
D’un poème blessé
Teinté de couleur de subalterne
De la matrice existentielle
Je n’ai qu’à me faufiler dans les ruelles
De tes paupière libertines

Chaque gouttelette baignant mes lettres te salue
J’ai seulement peur de ne pas trop t’aimer.

Toli

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