( 2 août, 2014 )

Alléluia

 

Je lève mes yeux vers le ciel

Le nez en l’air, bras tendus vers l’éternel

Je cris haut et fort

Pour résister à mon sort

Ma voix prolonge mon corps

Jusqu’au berceau du petit dieu qui dort

Avec un alleluia

je cris pour liberer ma voix

je prie pour me soulager de ma croix

parmi mes compagnons terrestres il y a trop de loups,

je cherche quelqu’un d’autre qui n’est pas parmi nous

ce n’est pas le dieu de Colomb

Qui me cloue sur l’habitation

Avec les versets sacrés du catechisme,

le dieu du maitre

Qui ordonne qu’on me fouette.

En ses bras je trouve l’exil pour mon espoir

En pourriture, en lui seul je veux croire.

Alléluia, bâton de pèlerin

D’un heritier qui creve de faim

Comme ses parents, la misère semble scellé son destin

la misère de ma mère est un bon os pour les chiens

Condamné à gagner par hasard mon pain,

Mon pipi mon principal vin

Quand demain est incertain

et ma douleur semble sans fin,

je ne peux que lever mes mains

et pousser un cri, troubler le silence du bruit

Avec un alléluia. J’écris

avec ma voix sur la page de la nuit

mon existence fragile dans la colonne de la vie.

Si je suis encore envie,

Il y ‘a quelque chose, un esprit

Qui m’attache à la vie.

Je pisse, j’ejacule

Je bats mon cul

En me haussant

A la lisiere du tympan

De celui-ci pour lui faire entendre mon chant ;

Alléluia !

Pour un dieu qui n’est pas comme ces dieux

Promettant une place au ciel, près du pere

Alors que ma vie sur la terre est un enfer,

Ces dieux sont  les freres ainés  de lucifer.

Alleluia pour un Dieu

 

 

 

 

 

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