( 13 septembre, 2013 )

ELEGIE

Elégie
Abandonné, lié de toutes entraves,
Je n’aperçois que mes épaves.
J’ai la nostalgie de mon passé,
J’ai la nostalgie d’une beauté idéalisée.
Qui délivrera ma poitrine oppressée !
Mon cœur est trop chargé
D’ombre et de mystère.
Comme un fruit murit, penché vers la terre,
Ainsi qu’est l’espoir de mes enfants.
Dans mon cœur, tous les bancs,
Toutes les places sont mouillées,
Mes pores se métamorphosent en graves blessées,
Elles sont toutes vivent dans ma chair.
Quand la nature pleure,
Je suis la proie de mon sang.
Oh ! Temps,
Je geins sous les bottes de mes ennemis-amis
Qui sont avides de mes fruits.
Derrières leurs discours rhétoriques,
Leurs politiques palinodiques,
Ils habillent et déshabillent la vérité.
Oh ! J’ai la nostalgie de mon passé,
Sur mes seins, les montagnes,
Il y’avait une vie de cocagne
On y glanait de la bravoure, de l’amour,
Maintenant, mon dos est le tambour
De la baguette de la misère.
Je regarde mes bonnes heures
Qu’on expose dans le musée comme des rêves,
Quoique certains de mes fils travaillent sans trêve,
Oh ! J’ai la nostalgie d’une beauté
Perdue, j’ai la nostalgie de mon passé.

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